Corpus de CONTES | GUERRE 1914-1918

vendredi 21 juillet 2017
par  Lefevre
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Conteur-auteur je suis un passeur entre les arts du langage et les arts visuels. Directeur-adjoint chargé de la pédagogie au C.F.A. La Noue (21) je milite pour dire que c’est toujours l’art qui nourrit la culture et qu’à cette condition la culture peut enrichir la pédagogie. La pédagogie de l’imaginaire se nourrit d’histoires et je pense que tous les savoirs devraient s’enseigner comme des histoires.


PUBLICATIONS
• Revue internationale d’art « DADA » : éditions MANGO (Paris).
• Revue d’art « 9 de coeur » Le Seuil Jeunesse.
• Revue internationale des professeurs de français : « Le français dans le monde » : éditions clé
international.
• Cahier culturel : Bourgogne Magazine : « Regard de conteur ».
J’ai choisi de raconter la guerre 14-18 avec la parole conteuse. Il s’agit de récits en miroir avec des oeuvres d’art sur le thème de la Grande Guerre.



DEMARCHE D’ÉCRITURE
À côté du romancier, du sociologue, de l’historien, du journaliste, le conteur peut aussi faire entendre sa petite musique pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre. Il ouvre l’espace du symbolique, du rêve, de la poésie, de l’émotion. Gaston Bachelard, philosophe de l’imagination disait : « il faut que l’imagination prenne trop pour que la pensée ait assez ». Le conteur marche sur la passerelle entre l’imaginaire et la réalité pour témoigner de ce à quoi l’homme rêve, de ce qui le traverse et le dépasse. Il n’y a pas qu’une seule façon de faire vivre le devoir de mémoire : dans « le vigneron Champenois » Guillaume Apollinaire confirme la singularité de son statut de « poète témoin » rejetant le projet de devenir un jour l’un de ses innombrables écrivains prisonniers du réel à la manière d’Henri Barbusse.
Ma parole conteuse s’exprime ici sous la forme de factions. Ce « mot-valise » est la contraction de factuel et de fiction.


Ce travail original d’écriture se construit en 3 étapes :
1) Une recherche documentaire approfondie concernant les faits et épisodes historiques de la Grande Guerre en lien avec le thème principal du récit à écrire.
2) Le choix d’une oeuvre d’art ou du support visuel en rapport avec le sujet de la petite histoire du conteur (à écrire) et de la grande Histoire. Les visuels sont issus des documentations des musées de Dijon. L’oeuvre d’art porte en elle son propre mystère. Elle nous apprend à accueillir la nouveauté, la différence, le caractère unique de la création pour aller au-delà de nos préjugés esthétiques, culturels, littéraires, moraux…
3) Une écriture fictionnelle à la façon d’un peintre impressionniste où les mots font images, reflètent des instants de vie et créent des émotions.


Une écriture en miroir avec l’oeuvre d’art où je marie son imaginaire à celui de l’artiste. L’exercice de style devient alors histoire et les personnes se muent en personnages. Des histoires où je laisse un peu de liberté aux héros qui choisissent leurs chemins de traverse.
La parole conteuse (raconter des histoires de tous les jours avec les mots du dimanche) associée au plaisir esthétique de l’oeuvre d’art participe à l’enseignement pluridisciplinaire de l’histoire des arts.
Au carrefour d’une vérité factuelle et d’une écriture fictionnelle, au milieu de l’attendu et de l’inattendu, je propose « une expérience narrative entre démarche de vérification et imaginaire ».



PRESENTATION DES 5 FACTIONS
1. « La chape rouge »
Je marie son imaginaire aux dessins d’une écolière qui avait 13 ans en 1915. Je raconte une nouvelle matière scolaire : « la guerre » avec les yeux de l’enfance. Les dessins sont conservés au musée de la vie bourguignonne de Dijon.
2. « La barbière et le poilu »
Texte illustré par un bronze « Tête de poilu » de Gaston Broquet. Musée des beaux-arts de Dijon.
La guerre de 14-18 vue depuis un hôpital de campagne où le rasoir de la barbière nous fait découvrir à rebrousse-poil l’horreur de la guerre.
3. « Le soldat de plomb »
Une histoire en miroir avec l’oeuvre du sculpteur Richier-Ligier : « Squelette debout » (Musée des beaux-arts de Dijon).
En ce mois d’août, à l’époque des guêpes, ce sont les balles qui bourdonnent au dessus du poilu enterré. L’homme réalise alors que guerre veut dire mort.
4. « La tranchée du Pinard »
Récit illustré par un dessin du lieutenant-colonel Cullard (la place François Rude) et le célèbre Bareuzai sculpté par Noël-Jules Girard.
Illustrations : fond documentaire bibliothèque municipale de Dijon.
Une histoire terriblement et passionnément humaine où le soldat s’appelle Poilu et le vin Pinard.
Les bonshommes bêlent comme des moutons mais le loup vineux est en eux.
5. « le coup de grâce »
Je marie mon imaginaire à l’oeuvre patriotique de quatre grands statuaires Dijonnais chargés d’ériger le monument de la victoire en hommage aux enfants de Dijon morts pour la France en 1914 /1918. A défaut de justice l’honneur sera-t-il rendu , en ce jour d’inauguration ,au soldat fusillé pour l’exemple ?


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